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SACHA

Exposition « SACHA » – Alexis Pazoumian

Alexis Pazoumian

« Sacha » est le deuxième livre et exposition du jeune photographe français Alexis Pazoumian. Témoignant du dérèglement climatique, Alexis Pazoumian nous raconte sur pellicule l’odyssée qui l’a perdu dans la région la plus froide du monde, la Yakoutie. Cœur glacial d’une Russie dont on estime qu’elle se réchauffe trois fois plus rapidement que le reste de la planète. 

Il s’agit d’un projet réalisé entre 2017 et 2018 à l’est de la Sibérie. Le livre Sacha retrace le parcours de l’auteur depuis Yakoutsk, et la tristement célèbre route des goulags, jusqu’à l’homme Sacha; un éleveur de rennes épris de liberté vivant seul au milieu de la taïga. 

Alexis Pazoumian

Si la Russie m’a depuis toujours attiré, c’est sans doute à cause de mon histoire familiale. Mon grand-père, Richard Jeranian, était peintre, et il fut l’un des premiers artistes de sa génération à se rendre à Moscou en 1957, avant d’exposer en 1980 à Novossibirsk, en Sibérie. Les récits de ses voyages dans ce pays aussi lointain qu’étrange ont accompagné mon enfance, et ont excité en moi l’envie de le découvrir. 

Dans les années 2000, des membres d’une branche éloignée de ma famille ont émigré vers la Sibérie pour fuir la misère qui frappait alors l’Arménie. C’est à Yakutsk qu’ils ont élu domicile, comme de nombreuses minorités telles que les Kirghizes ou les Ouzbek. La Yakoutie est une région très riche, les sous-sols regorgent d’or, de pétrole et de charbon, c’est aussi la première productrice de diamants dans le monde.

Les Yakoutes disent que « lorsque Dieu a survolé la Yakoutie un jour d’hiver, ses mains ont gelé et il a ainsi laissé échapper tous ses trésors ».

Apprenant que j’avais là-bas une famille, mon choix s’est naturellement porté sur Yakutsk. Le climat y est hostile : c’est l’un des endroits habités les plus froids de la planète, où les températures hivernales atteignent -60°C. Observant les habitants dans leur quotidien, j’ai mesuré leur énergie pour la révéler en images afin de mieux comprendre comment s’organise la vie dans ces conditions extrêmes. «Une si grande ville en des parages aussi hostiles, à quelques centaines de kilomètres au sud du cercle polaire, ressemble à une anomalie.» (Sylvain Tesson)

Ce n’est qu’après que j’ai découvert l’existence d’une communauté d’éleveurs de rennes, les Évènes. J’ai vécu plusieurs mois à leurs côtés, coupé de tout, au milieu de nulle part, perdu dans ces vastes forêts que l’on appelle la taïga.

BIOGRAPHIE

Alexis Pazoumian (1988) est un photographe et réalisateur Français d’origine ar- ménienne basé à Paris. Après des études de graphisme, il décide de se consacrer à la photographie et à la réalisation. Son travail est orientée vers le documentaire social, centré sur les communautés vivant en marge de la société. Des favelas de Rio à l’Arménie aux États-Unis, et plus récemment en Sibérie les notions d’huma- nité, d’identité, de société sont au cœur de son travail.

Ses photos ont été exposés dans de nombreuses expositions collectives à l’inter- nationales : Los Angeles, Bratislava, Paris, Lyon, Kuala Lumpur, Melbourne, Van- couver et Zurich et des publications à travers le monde, notamment, National Géo- graphique, Der Spiegel, Vanity Fair, Télérama, Grazia, Vogue, NZZ et Libération. Il a récemment publié son premier livre «Faubourg Treme», aux Editions André Frère, sur son projet à long terme réalisé à la Nouvelle-Orléans. Ce livre est maintenant vendu à la Tate Modern à Londres, le musée Beaubourg à Paris et McNally Jack- son à New York.

http://www.alexispazoumian.com/work/sacha-x-siberia/

Alexis Pazoumian

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